Témoignage de Jeje
Posté le : 24/01/2011 à 15:32. Vu 568 fois. 651 mots
Bonjour,
Voici mon expérience du KSC. Tout a commencé en 2005, à l'époque j'avais une douleur dans le bas du dos assez diffuse. Je consulte et au vu de mon travail et de mon mode vie(je travaillais de nuit, posté et j'habitais en appartement), mon généraliste diagnostique une lombalgie.
Pendant 2 ans, j'alterne donc les périodes sans douleurs avec des périodes où je souffre. Pendant ces moments, mon généraliste me prescrit une pommade pour les douleurs musculaires ainsi que des anti-inflammatoires et la douleur disparaissait en quelques jours.
En 2007, alors en vacances , je sens la "lombalgie" arriver. Je consulte sur place, et explique que je suis suivi pour ce problème. Le médecin me prescrit donc des anti-inflammatoires et la pommade au camphre. Là, c'est de pire en pire. Après quelques jours, je ne peux plus m'asseoir ni dormir sur le dos. Mon épouse m'emmène au cabinet médical et là, le médecin est en vacances, je vois donc une remplaçante qui examine la zone et diagnostique enfin un KSC (et me confirme que je n'ai probablement pas de lombalgie).
Elle m'informe également que au vu de l'abcès (c'est l'abcès qui est douloureux, pas le kyste), je dois passer sur le billard et faire mettre à plat l'abcès.
Je rentre donc en clinique le lendemain, après avoir vu l'anesthésiste.
Je reste 2 jours à l'hôpital, après avoir été opéré et la plaie laissée à ciel ouvert. Le chirurgien m'informe quand même qu'il faudra consulter à mon retour chez moi, l'infection étant telle qu'il n'est pas certain d'avoir tout ôté.
Je suis en convalescence pendant 2 mois et donc en arrêt. Pendant ce temps, je suis suivi par un chirurgien qui me confirme que la plaie est propre et que le kyste a bien été enlevé.
En 2009, je rentre du travail, je me couche et me réveille dans l'après midi en me tordant de douleur. Direction les urgences et récidive avec abcès : on m'incise aux urgences pour libérer la pression (sans anesthésie, ce que je déconseille). J'ai des anti-douleurs et je vois un chirurgien, puisqu'il faut opérer de nouveau. Là le chirurgien qui a les comptes rendus et le dossier médical me dit : on planifie l'opération après l'été, il y aura moins de sueur et vous serez plus à l'aise, en attendant , quand vous sentez que ça vous chatouille, mettez une compresse d'hexomedine transcutanée.
Je pars en congés sans soucis avec mes petits pots bleus d'hexomedine (magique ce produit) et je rentre à l'hôpital en ambulatoire mi septembre. Je confirme qu'en 15-20 minutes c'est réalisé, sous anesthésie partielle (la totale implique d'intuber puisqu'on est sur le ventre. Je sors le soir et est hospitalisé à domicile pendant 2 jours. L'infirmière au premier changement de pansement mesure la plaie : 7 cm de long par 4 cm de profondeur.
Pour les pansements, l'infirmière qui prend le relais me conseille du mepilex border (pansement qui épouse la forme du corps) et bien évidemment méchage (mèche à base d'algues)
Les premiers jours, serviette de protection intime car malgré la mèche, la cavité suinte énormément. Je reprends le travail au bout de deux mois, le temps que la plaie se referme de façon naturelle, avec bien évidemment un suivi régulier chez le médecin ainsi que le chirurgien (qui tenait à faire le point régulièrement)
2011 : ce week end de nouveau, la douleur familière réapparaît. Cette fois ci, je ne sais pas vraiment si on peut parler de KSC, puisque la boule se localise sur le périnée , mais toujours à proximité de l'axe de symétrie du corps.
Je consulte demain, en attendant, je fais mes applications d'hexomedine et ne ressens qu'une petite gêne en cas de frottement.