Témoignage de Dad00
Posté le : 02/11/2010 à 19:53. Modifié le : 02/11/2010 à 19:55. Vu 599 fois. 666 mots
Bonjour à tous, et bravo à tous de partager vos expériences.
En ce qui me concerne je suis un jeune homme de 22 ans, également étudiant en informatique (et donc beaucoup assis), dont la pilosité au niveau du pli inter-fessier, est pour le moins, abondante.
Je me permet de laisser un témoignage concernant la cicatrisation puisque l'opération et les symptômes sont très très similaires, bien que je ne soupçonnais pas la présence de cette m****.
En effet, avec le recul, je pense avoir vécu avec plusieurs mois, voire une année. Cela faisait environ 1 an que je me plaignais d'avoir mal lorsque je m'asseyais, sur du carrelage par exemple. Puis, la douleur passait et désenflait. Je ne me suis donc pas inquiété plus que ça. J'aurais peut-être dû !
D'autant plus que ce aurait pu être le coccyx, puisque je suis tombé dessus assez violemment lors d'une descente en ski. Bref.
Je décide donc de consulter. Le généraliste me prescrit des antibiotiques et de la pommade pour une semaine, pour voir!
Rien n'y à fait, c'était beaucoup trop important. Une petite pression, et le geyser se réveillait. (Pardonnez mon discours un peu imagé, mais je pense qu'il reflète bien la réalité.)
Un mercredi matin de juin, je me dirige donc aux urgences, accompagné de ma mère. Les infirmières et les médecins m'examine l'arrière train, mais croyez moi, pas de place pour les manières pudiques. La vie de mon cul est en jeu quand même !
Le verdict : "Opération demain en urgence, parce que vous n'êtes pas à jeun. Vous dormez ici ce soir monsieur." - OK
Légère stupéfaction tout de même. Soit.
Opération sans complications particulières. Gros pansement pour grosse ablation. Logique. J'imagine que ça va être gênant pour la suite.
Cependant, je tiens à signaler que j'ai eu le droit à une hémorragie 2 jours après ce qui m'a valu le droit de retourner en urgence, aux urgences, et de partir dans les bras de Morphée, enfin de Jean-Jacques, le médecin qui me recoudra, un peu comme une vulgaire dinde après l'avoir vidé d'ailleurs.
Pendant toute la durée de cicatrisation, je n'ai pas ressenti de douleurs vives. Je pouvais même m'asseoir 1 semaine après l'opération, et conduire 3 semaines après. Il faut dire aussi que j'ai abusé des comprimés anti-douleurs les 2 premières semaines, que j'ai gracieusement offert à ma sœur, opéré en même temps d'un hallux-valgus. De bien belles vacances en perspective...
Soins quotidiens...
Aujourd'hui, 4 mois que je me suis fait opéré. Je trouve cela un peu long. D'autant plus que l'une des infirmières m'a annoncé 2,5 mois et le chirurgien 3 mois, et que je cicatrisais "vraiment" vite au début du processus. Nous avons même utilisé du crayon d'argent pour calmer le processus.
Puis un jour, stagnation. Plus de cicatrisation. Cette période correspond également à la période où le stress ((in)conscient) commençait à m'envahir. C'était le mois de septembre. Boulot;Recherche d'appartement;Déménagement;Inscriptions pour les études;Décès...
Bref le lot habituel d'une rentrée en automne.
Finalement, j'ai consulté 5 infirmières différentes, avec autant de méthodes. Peut-être l'une des causes de la lente progression.
Aujourd'hui il semblerait que ce soit la fin. Tant mieux !
Si je peux donner un conseil, consultez dès que vous avez mal ! ;)
Enfin,
je ne sais pas si ça à été le cas pour les victimes, mais j'ai appris que parmi mes connaissances, beaucoup en souffrent ou en ont souffert. C'est une chose qui touche beaucoup de monde visiblement, mais trop intime pour en parler. Normal. Ce n'est pas quelque chose que l'on exhibe à ses proches, et encore moins sur internet ;)
Bien cordialement à tous les courageux et curieux qui ont pris le temps de lire mon témoignage jusqu'à la fin.